Gears-of-War-The-Board-Game-titleFan du jeu vidéo dont il est l’adaptation, je n’ai pas hésité une seconde lorsque j’ai appris l’existence de ce jeu et je me suis lancé à sa recherche. Surtout avec un auteur comme Corey Konieczka, dont je connaissais déjà quelques titres : Rune Age, Rune Wars, Les contrées de l’horreur, X-Wing et plus récemment Forbidden Stars dont je ne manquerais pas de vous parler très bientôt. Autant dire que ce nom est bien souvent gage de qualité.

Le pitch

L’humanité est en guerre contre les Locustes, une espèce barbare et belliqueuse qui souhaite s’approprier l’Imulsion, nouvelle énergie remplaçant le pétrole qui n’est plus. Vous êtes une escouade de la CGU (Coalition des Gouvernements Unis) et avez pour objectif d’éradiquer la menace Locuste.

Sorti en 2011 et reprenant les moments clé du premier épisode sorti sur Xbox 360, le jeu propose aux joueurs d’incarner les héros du jeu vidéo et de coopérer afin de mener à bien différentes missions. On retrouvera aussi le célèbre mode Horde, dans lequel il faudra survivre à des vagues incessantes de Locustes, ainsi qu’un mode solo.

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Exemple de mise en place

Accessibilité

Indispensable à tout fan du jeu vidéo, le thème et le côté sombre pourront rebuter plus d’un joueur. Mais la règle, très détaillée et comprenant beaucoup d’exemples s’assimile très vite et les mécaniques restent assez simples. Malgré tout cela, la cible du jeu sera plutôt le core gamer.

Malheureusement le jeu n’est plus édité (à cause des droits) et il faudra chercher un peu pour trouver un exemplaire d’occasion (bien souvent aux alentours de 120€).

La mécanique

C’est ici que le jeu prend toute sa saveur, tout son sel. Les différentes petites mécaniques mises bout à bout donnent quelque chose d’extrêmement plaisant à jouer.

La mise en place sera différente à chaque partie, selon le scénario et l’ordre de tirage des cartes lieux qui le compose. Une même mission pourra parfois être assez simple à réaliser lors d’une mise en place favorable, et quasi irréalisable la suivante. Il faudra donc les aborder de manière différente. Dans certaines missions le plateau ne sera pas entièrement dévoilé lors de la mise en place, laissant planer le suspense sur ce qui arrivera aux joueurs.

Chaque joueur a une main de cartes “Ordre” qu’il pourra utiliser afin d’activer sa figurine et de la faire attaquer et/ou se déplacer, ramasser des armes tombées au sol suite à la destruction d’une figurine ennemie ou encore de soutenir un allié pendant son activation.

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Ces cartes “Ordre” servent aussi de compteur de points de vie. La main est limitée à 6 cartes (sauf pour un des héros qui pourra en posséder 7) et à chaque début de tour un joueur peut en piocher jusqu’à 2 sans pour autant dépasser cette limite. Si un joueur était amené à défausser une carte alors que sa main est vide, il serait considéré comme blessé et sa figurine devrait être couchée. Il ne pourrait plus attaquer, se déplacerait péniblement d’une case à la fois, en attendant qu’un de ses coéquipier vienne à son secours. Dans ce cas là, la figurine serait relevée et au début de son prochain tour le joueur pourra piocher de nouvelles cartes “Ordre”. Il sera vulnérable jusqu’à ce moment là, et il faudra donc bien gérer cet aspect du jeu et réfléchir chaque utilisation de ces cartes.

99Levels_GearsOfWar_BoardGame_5La résolution des attaques se fait avec des dés, et la gestion des munitions permet de varier la puissance de celles-ci. On peut attaquer avec la capacité basique de son arme  sans dépenser de jetons munition, ou alors dépenser un jeton et bénéficier d’une attaque plus puissante, voir dévastatrice. L’arme est utilisable tant qu’un jeton munition se trouve sur sa carte, mais dépensez le dernier jeton et vous ne pourrez plus vous en servir.

Chaque arme des héros a une portée maximum, mais ce n’est pas le cas de celles des locustes qui pourraient vous arroser depuis l’autre bout du plateau s’ils avaient une ligne de vue sur vous. Cela peut parfois être assez rageant et il faudra donc bien penser à se mettre à couvert, ce qui sera déterminant dans les jets de défense.

Une figurine à couvert bénéficie d’un ou deux dés supplémentaires de défense, que ce soit un héros ou un locuste et ceci par rapport à sa position vis à vis de l’ennemi. Un bonus non négligeable qui vous sauvera la vie à plusieurs reprises.

A la fin du tour de chaque joueur une carte IA locuste est piochée et un de ces effets est résolu, activant les différentes figurines ennemies ou en faisant apparaître de nouvelles.

Matériel

A l’ouverture de la boite, on reconnait le savoir faire de Fantasy Flight Games en matière de matériel. Les cartes toilées sont de très bonne qualité, les tuiles (recto/verso) bien épaisses et les figurines très détaillées et fidèles à leur pendant numérique.

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On trouvera dans la boite: 32 figurines, 17 tuiles de plateau, 9 dés, 2 portes, 1 réglette de ligne de vue, 206 cartes et 79 jetons.

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Les figurines du jeu sont très détaillées

Plaisir de Jeu

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En solo ou a plusieurs, Gears of War: The boardgame est une réussite. On prend beaucoup de plaisir à avancer dans chaque scénario, à dégommer du Locuste et à venir à bout des différents objectifs. De mon côté, je prends plaisir à lancer les dés pour résoudre les combats alors que certains y verront trop d’aléatoire.

Rejouabilité

Malgré le nombre limité de scénarios présents dans la boite, les différents niveaux de difficulté permettent d’amener une certaine rejouabilité au jeu, et le mode “Horde” viendra la confirmer pour ceux qui souhaiteraient encore plus de challenge. Il existe une extension (Mission Pack 1) qui n’était disponible qu’en POD (Print On Demand) chez Edge et FFG et qui consistait en un paquet de carte apportant 2 nouvelles missions et 6 nouveaux ennemis. Pour se la procurer il faudra regarder du côté de l’occasion aussi.

On pourra aussi trouver des missions customs faites par les fans et traduites en français sur le site Boardgamegeek par ici.